Bénévoles, on ne s’arrête pas !

C’est désormais une certitude, 2021 s’annonce tout aussi compliquée que la précédente sur le plan de l’événementiel.

Les manifestations regroupant du public ne pourront avoir lieu ou sous couvert de respecter des conditions drastiques. Il y aura forcément de la déception et de la frustration à la fois chez les organisateurs, le public/les participants mais également chez l’ensemble des bénévoles aimant s’impliquer.

A la différence des deux premiers protagonistes, ces derniers ont la possibilité de continuer à donner de leur temps et de leur énergie pour d’autres causes.

Par définition, le bénévole s’investit de manière désintéressée mais pas que. C’est surtout un état d’esprit qui l’anime, caractérisé par l’intention d’apporter son aide.

Alors certes, quand il le fait, c’est souvent au profit de sujets qui l’animent et pour lesquels il a des affinités.

Ceci étant, il existe une vraie porosité entre ses champs d’action. Si un jour, le bénévole peut œuvrer sur un événement sportif, le lendemain, c’est pour l’association des parents d’élèves ou l’école de musique locale qu’il apportera sa contribution.

Comme évoqué en introduction, certains secteurs sont (malheureusement) au point mort. A contrario, d’autres souffrent en ces temps de crise, en enregistrant une recrudescence des besoins, comme c’est le cas des associations caritatives.

En parallèle, les ressources humaines pour pallier à cette hausse d’activité viennent à manquer, comme en témoigne Madame Suzanne Roman - Secrétaire départementale Secours Populaire 43.

IB : Bonjour Madame, pouvez-vous nous expliquer quelle est la situation actuelle de votre structure ?

SR : Actuellement, nous avons 3 distributions alimentaires par semaine au Puy en Velay et 2 distributions alimentaires par mois à Brioude, Monistrol sur Loire et Sainte-Florine.
Ce qui représente environ 830 familles aidées, plus de 2000 bénéficiaires et 4500 colis alimentaires.

IB : En quoi est-elle différente d’une année dite « normale » ?

SR : Depuis le début de la crise sanitaire, nous avons connu une augmentation des bénéficiaires. En effet, pendant le premier confinement ce sont plus de 100 familles supplémentaires qui sont devenues bénéficiaires (les raisons sont diverses : perte d'emploi, chômage partiel, étudiants, etc.).
De plus, nous avons dû fermer nos boutiques et vestiaires durant le premier confinement. Puis, nous avons pu rouvrir avec des restrictions sanitaires strictes, mais la perte financière est conséquente. En effet, elle est estimée à près de 15 000 euros.

IB : Sur quelles missions avez-vous des besoins de bénévoles en particulier ?

SR : Nous avons un besoin sur diverses missions qui vont de l’accueil social à l’écoute des personnes en difficulté afin de leur venir en aide et essayer de trouver des solutions. Mais aussi pour contacter les collectivités et les travailleurs sociaux. Ou encore pour le tri des vêtements, l’ouverture des boutiques, le ramassage des invendus dans les grandes surfaces et la préparation et la distribution des colis alimentaires.

IB : Cherchez-vous des profils spécifiques ou chacun d’entre nous peut-il vous apporter son aide ?

SR : Nous cherchons avant tout des bonnes volontés. Même si certaines compétences seraient un plus. Comme par exemple des compétences en informatique, en communication, en site internet, réseaux sociaux, relation avec la presse.

Bénévoles, vous l’aurez compris, en attendant de pouvoir vous retrouver sur les événements que vous affectionnez, l’occasion vous est donnée de faire de nouvelles rencontres, de garder du lien tout en servant une cause. A vous de jouer !

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